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Décret Trump sur l’IA : après Anthropic, OpenAI et ChatGPT à leur tour sous surveillance du gouvernement américain

L’intelligence artificielle est officiellement entrée dans une nouvelle ère aux États-Unis.

Le 2 juin 2026, le président Donald Trump a signé le décret présidentiel « Promoting Advanced Artificial Intelligence Innovation and Security », créant un mécanisme inédit : les développeurs des modèles d’IA les plus puissants peuvent désormais accorder au gouvernement américain un accès anticipé à leurs systèmes jusqu’à trente jours avant leur déploiement public.

L’objectif affiché est double : préserver le leadership technologique américain tout en évaluant les risques de cybersécurité, d’espionnage, de désinformation et d’utilisation militaire de ces nouveaux systèmes d’intelligence artificielle.

Quelques semaines seulement après sa signature, ce décret produit déjà des effets très concrets sur les deux principaux acteurs de l’IA générative : Anthropic et OpenAI.

Première conséquence : le choc Anthropic

Le premier laboratoire directement touché a été Anthropic, la société fondée par d’anciens chercheurs d’OpenAI et créatrice de l’assistant Claude.

Le 13 juin, l’entreprise a annoncé la désactivation brutale de ses modèles les plus avancés, Fable 5 et Mythos 5, après avoir reçu une directive du gouvernement américain lui demandant de suspendre leur accès aux utilisateurs étrangers pour des raisons de sécurité nationale. Les autorités n’ont pas détaillé publiquement les risques identifiés, mais les inquiétudes portaient notamment sur des usages en cybersécurité offensive et sur un possible détournement par des États adverses comme la Chine ou la Russie.

Cette décision a provoqué un véritable séisme dans l’industrie de l’IA.

Pour la première fois, Washington intervenait directement sur l’accès à un modèle de fondation déjà opérationnel.

Quelques jours plus tard, après des discussions avec la Maison-Blanche, l’administration Trump a finalement autorisé un redéploiement très limité de Mythos 5 auprès de plus de cent organisations américaines considérées comme « de confiance », principalement des entreprises du Fortune 500 et des acteurs des infrastructures critiques.

Cette liste d’utilisateurs approuvés est restée confidentielle, alimentant les critiques de certains experts qui dénoncent un manque de transparence et l’apparition d’un système d’accès privilégié aux modèles d’IA les plus puissants.

Deuxième conséquence : OpenAI ralentit le lancement de GPT-5.6

Quelques jours après le cas Anthropic, OpenAI s’est retrouvé confronté à une situation similaire.

L’entreprise de Sam Altman préparait le déploiement de sa nouvelle génération de modèles GPT-5.6, composée de plusieurs variantes :

  • Sol, le modèle le plus puissant ;
  • Terra, destiné principalement aux entreprises ;
  • Luna, optimisé pour des usages à plus faible coût.

À la demande du gouvernement américain, OpenAI a accepté de reporter le déploiement grand public de GPT-5.6 afin de permettre des évaluations supplémentaires sur les risques potentiels de cybersécurité et de sécurité nationale.

Dans un premier temps, GPT-5.6 n’est accessible qu’à un groupe restreint de partenaires approuvés et d’organisations sélectionnées.

Il s’agit d’un changement majeur pour l’industrie : jusqu’à présent, les laboratoires d’IA décidaient eux-mêmes du calendrier de sortie de leurs modèles. Désormais, le gouvernement américain dispose d’un pouvoir d’influence inédit sur leur déploiement.

Pourquoi Washington s’inquiète-t-il ?

Les autorités américaines estiment que les modèles de nouvelle génération pourraient être capables de :

  • découvrir des vulnérabilités informatiques à grande échelle ;
  • automatiser certaines cyberattaques ;
  • produire des campagnes de désinformation très sophistiquées ;
  • accélérer certaines recherches sensibles dans les domaines de la défense.

Le décret prévoit ainsi que plusieurs agences fédérales. Dont les départements de la Défense, du Commerce et de la Sécurité intérieure, puissent examiner certains modèles avant leur diffusion publique.

Parallèlement ChatGPT déploie le GPT-5.5

OpenAI poursuit le déploiement de GPT-5.5 dans ChatGPT.

Cette version améliore :

  • le raisonnement complexe ;
  • les capacités de programmation ;
  • l’analyse de données ;
  • l’utilisation d’outils et d’agents d’IA ;
  • la gestion de contextes très volumineux.

L’objectif affiché par OpenAI est de transformer ChatGPT en un véritable assistant numérique capable d’exécuter des tâches de plus en plus autonomes.

Mais plus les modèles deviennent puissants, plus les gouvernements considèrent qu’ils représentent un enjeu stratégique. Comparable aux semi-conducteurs, au nucléaire ou aux technologies spatiales.

Une nouvelle géopolitique de l’intelligence artificielle

Le décret de Donald Trump illustre un changement profond de doctrine. Pendant plusieurs années, les États-Unis ont privilégié une approche largement favorable à l’innovation et à l’autorégulation. Désormais, Washington cherche un équilibre entre le maintien du leadership américain face à la Chine et la protection des infrastructures critiques.

L’affaire Anthropic, suivie du ralentissement du lancement de GPT-5.6, pourrait constituer le début d’une nouvelle forme de gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle.

Une chose est désormais certaine : l’époque où les laboratoires pouvaient déployer librement leurs modèles les plus puissants semble toucher à sa fin.


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