Le 27 octobre 2026, l’observatoire Vera C. Rubin, installé au Chili, a annoncé la découverte de 2026 ED138, un objet céleste situé au-delà de l’orbite de Pluton. Sa taille estimée pourrait en faire l’une des plus grandes planètes naines connues dans cette région du Système solaire. Une découverte qui illustre les capacités exceptionnelles du nouvel observatoire américain.
Les régions les plus éloignées du Système solaire recèlent encore de nombreux objets inconnus.
Le 27 octobre 2026, l’observatoire Vera C. Rubin, situé sur le Cerro Pachón, au Chili, a annoncé l’identification d’un nouvel objet transneptunien particulièrement intéressant.
Désigné provisoirement 2026 ED138, cet astre évolue sur une orbite située au-delà de celle de Neptune et atteint des distances supérieures à celle de Pluton.
Les premières analyses suggèrent qu’il pourrait appartenir à la catégorie des planètes naines.
La découverte a été annoncée par le Minor Planet Center, organisme rattaché à l’Union astronomique internationale et chargé de centraliser les observations des petits corps du Système solaire.
Elle résulte du travail de Matthew Holman, chercheur associé au Center for Astrophysics | Harvard & Smithsonian, à partir des données recueillies par l’observatoire Rubin.
Comment cette possible planète naine a-t-elle été découverte ?
L’objet a été identifié grâce à une série d’observations effectuées entre le 4 mars et le 11 juillet 2026.
L’une des difficultés majeures provenait de sa position apparente dans le ciel.
2026 ED138 se trouvait dans une région proche du plan de la Voie lactée, particulièrement riche en étoiles. Dans un tel environnement, repérer un objet très éloigné qui se déplace lentement peut s’avérer extrêmement difficile.
Les scientifiques ont utilisé les capacités de la caméra de l’observatoire Rubin et des algorithmes spécialisés pour distinguer son déplacement parmi des millions de sources lumineuses.
Pour rappel, un objet transneptunien est un corps céleste dont l’orbite se situe principalement au-delà de celle de Neptune.
Ces objets constituent des témoins précieux de l’histoire du Système solaire, car certains conservent des matériaux très anciens, peu modifiés depuis sa formation.
Selon les premières estimations communiquées lors de la découverte, 2026 ED138 pourrait mesurer entre 600 et 1 500 kilomètres de diamètre.
Cette fourchette reste large, car la luminosité d’un objet dépend à la fois de sa taille et de la proportion de lumière solaire réfléchie par sa surface, appelée albédo.
Un objet relativement petit et très réfléchissant peut paraître aussi lumineux qu’un objet plus grand dont la surface est sombre.
Des observations complémentaires seront donc nécessaires pour préciser ses dimensions.
Pourquoi n’est-il pas encore officiellement classé comme planète naine ?
La découverte d’un objet de grande taille ne suffit pas à lui attribuer automatiquement le statut de planète naine.
Selon la définition de l’Union astronomique internationale, une planète naine doit notamment orbiter autour du Soleil, ne pas être un satellite naturel et posséder une masse suffisante pour que sa propre gravité lui confère une forme approximativement sphérique.
Elle ne doit pas non plus avoir éliminé les autres corps de son voisinage orbital.
Dans le cas de 2026 ED138, les scientifiques doivent encore mieux déterminer ses caractéristiques physiques.
Son diamètre exact, sa composition et sa forme restent à préciser.
À ce jour, cinq planètes naines sont officiellement reconnues par l’Union astronomique internationale : Cérès, Pluton, Hauméa, Makémaké et Éris.
D’autres objets du Système solaire externe sont considérés comme des candidats sérieux.
2026 ED138 rejoint donc une population d’astres dont l’étude pourrait conduire à une meilleure compréhension de la diversité des mondes situés aux confins de notre système planétaire.
L’observatoire Vera Rubin commence à révéler son potentiel
Cette découverte représente également un résultat important pour l’observatoire Vera C. Rubin.
Équipé d’une caméra numérique exceptionnellement puissante, il a été conçu pour photographier régulièrement de vastes régions du ciel austral.
Son programme scientifique majeur, le Legacy Survey of Space and Time (LSST), doit permettre de suivre l’évolution du ciel sur plusieurs années.
L’observatoire pourra ainsi identifier des astéroïdes, des objets transneptuniens, des phénomènes transitoires et de nombreuses autres sources astronomiques.
La détection de 2026 ED138 montre déjà l’intérêt d’associer une couverture étendue du ciel à des algorithmes capables de repérer des mouvements extrêmement faibles.
Ce qu’il faut retenir
2026 ED138 constitue une découverte prometteuse dans les régions externes du Système solaire.
Sa taille pourrait en faire l’un des plus grands candidats au statut de planète naine, mais sa classification définitive nécessite encore des observations.
Sources officielles :Observatoire Vera C. Rubin, 27 octobre 2026
National Science Foundation
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